La bataille navale de Hansan-do
 
La guerre de  Imjin:

Le plan ambitieux de Toyotomi Hideyoshi pour envahir la Corée

Après que Toyotomi Hideyoshi  eut terminé les tumultueuses guerres civiles qui ont durées environ 120 ans, depuis la fin de 1460, et terminé sa conquète du Japon en 1550, il établit un plan d’invasion pour conquérir la Chine des Mings via la Corée dans une conférence avec les hauts dignitaires  de l’état et emettant un ordre de mobilisation générale le 9 mars 1591

Le 5 juillet 1592, à Nagoya, le Japon complèta ses forces d’invasion de 306550 hommes,  qui était composées de 297100 hommes pour l’armée de terre et de 9450 hommes pour les forces navales.
La guerre de Imjin  débuta quand les troupes japonaises, sous les ordres de Konishi Yukinaga débarquèrent à Pusan le13 avril 1592, suivies par les troupes  commandées par Kato  Kiyomasa le 18 de la même  année.

Arrivée de l’amiral Yi Sun Shin

La réponse de Joseon( Corée) dans les premiers instants

Pendant  l’invasion des troupes Japonnaises, l’amiral  Won Gyun, commandant la flotte de droite défendant la mer de la province de Gyeongsang-do,  eut si peur  qu’il brula le quartier général de la flotte de droite à Oapo et dissolva les forces navales. Il saborda aussi 73 navires de guerre, canons et flammes de guerres, et s’enfuit à Sacheon, par la mer, avec les lieutenants Yi Yeong Nam et Yi Un Yong.
L’amiral de la flotte de gauche, Pak Hong, coula aussi 103 navires, quitta le quartier général de la flotte de gauche de Suyeong à Pusan, et s’enfuit sans attendre le combat.
Les troupes japonaises purent débarquer en Corée sans aucune résistance et conquérir la garnison de Pusan commandée par Jeong Bal et le château de Dongnae  défendu par Song Sang Hyeon l’un après l’autre.
Après quoi les troupes japonaises purent avancer à 35 km par jour et occuper sans verser le sang la Capitale, Hanyang, le 2 mai.
Cependant le destin de Joseon devint une lumière avant une bougie, quand le roi Seonjo prit la fuite de la capitale  pour Eui Ju dans la province de Pyeongan-do, via Pyongyang.

Yi Sun Shin entre en guerre

L’amiral Yi apprit l’invasion  par une lettre de Won Gyun au soir du 3 avril, et demanda au roi de partir en guerre.
Après avoir obtenue  l’approbation, sa flotte appareilla de son quartier général avec Yi Eok Gi, commandant la flotte de gauche, de la province de Jeolla-do, à 4 heures 30 le 4 mai.
Commançant par la bataille de Okpo le 7 mai, l’amiral Yi détruisit un total de 42 navires de guerre dans les batailles navales incluant celles de Happo et Jeokjinpo.
L’amiral Yi découragea les forces Japonaises, qui savouraient victoire  après victoire, par  la destruction de 67 navires le 29 mai, à Sacheon, Dangpo, Danghangpo et Yulpo ( toutes ces batailles prirent le nom de bataille de Dangpo).
La victoire de Dangpo fut un formidable délice pour le roi Sonjeo et après que les nouvelles  de la victoire viennent se répandre, les élus locaux et les armées gouvernementales, qui avaient fuies dans les premiers temps de la guerre, se rejoignirent et coopérèrent.

La bataille de Hansan-do : Inoubliable bataille navale dans l’histoire du monde

La réponse du Japon.

Même si le Japon gagna victoire après victoire dans les batailles terrestres, il perdit toutes  les batailles navales.
Ceci rendit  le plan du japon pour conquérir entièrement Joseong par des voies d’approvisionnement sécurisées impossible.
Toyotomi Hideyoshi, qui commandait les troupes Japonaises, devint  très en colère aux nouvelles des defaites successives,  et réorganisa ses armées de terre ; le Japon ne pourrait pas réussir la guerre, s’il ne pouvait pas passer à travers la côte ouest.
Il forma une flotte combinée comprenant 10000 hommes des troupes navales d’élite, embarqués sur 73 navires de guerre .
Il nomma Wakisaka Yasuharu comme commandant en chef et Kuki Yashitaka et Kato Yoshiaki pour commander  les forces navales.
Ses ordres étaient d’annéantir la flotte de l’amiral Yi.

Le deroulement de la bataille de Hansan-do

- A ce moment, le Japon avait déjà conquis Haniang le 2 mai, Gaeseong le 27 mai et Pyongyang le 13 juin.
Toute la péninsule Coréenne, excepté Jeolla-do  était envahi parles troupes terrestres Japonaises et le peuple Coréen était harrassé par de multiples tourments.
- Pour la troisième fois, avec les flottes  unies de gauche et droite de Jeolla-do et        de Gyeongsang-do, l’amiral Yi forma une  flotte  combinée avec 56 navires de guerre le 5 juillet 1592.
- Pendant qu’il examinait les mouvements de l’ennemi à Dangpo, il découvrit q’une flotte Japonaise de 70 navires était venu dans le détroit de Gyeonnaeryang.
- A l’aube du 8 juillet ( 14 août du calendrier solaire), une flotte menée par un Geonbukseon ( bateau tortue), engagea une bataille navale contre 73 navires de guerre de la flotte Japonaise.
- L’amira Yi fit dire à ses généraux que «  Gyeonnaeryang est une passe étroite, aussi il n’est pas  facile pour nous  de nous battre avec des bateaux en bois, donc nous devrions  attirer l’ennemi vers la pleine mer au large de Hansan-do et de les défaire ».
- Et  il ordonna à sa flotte d’encercler  la flotte Japonaise dans une formation en tenaille et d’attaquer les navires de tête Japonais avec « jija,  hyeonja et songja « (types de canons Coréens).
- Dans le conflit, 9000 soldats Japonais furent noyés, 59 navires de guerre furent soit détruits soit capturés et le commandant en chef, Wakisaka Yasuharu s’échappa de peu dans la région de Gimhae.
- Le 10 juillet, Yi Sun Shin trouva le reste  des navires à Angolpo, et annihila  la flotte Japonaise combinée en détruisant  un total de 101  navires, y compris les flottes de Kuki et Kato, 42 navires.

Conséquences  de la bataille de Hansan-do

- Après l’humiliantedéfaite de Hansan-do, les troupes japonaise reçurent  des ordres rigoureux de Toyotomi Hideyoshi pour éviter de combattre la flotte de l’amiral Yi.
- A cause des ordres de toyotomi  Hideyoshi, les troupes Japonaises n’osèrent même plus combattre et creuser une disgrâce sans précédent dans l’histoire des batailles navales du monde quand 500 bateaux furent sous le feu et que plus de 100 navires furent détruits à la bataille de Pusanpo.
- Durant  la bataille, les navires Japonais se cachèrent derrière  une digue brise-lame et ne bougèrent pas d’un  pouce.
- La bataille de Hansan-do fut un tournant qui changea  le cours de la victoire, décourageant le mental des Japonais qui avaient eu des victoires consécutives.
- La bataille interrompit la stratégie des forces navales Japonaises qui consistait à aller en Chine en avançant le long des côtes  pour joindre ses forces aux troupes terrestres à Pyongyang,  commandées par  Konishi Yukinaga.
- Plus important, les nouvelles de la victoire de Hansan-do entrainèrent un flot de patriotisme dans tous le pays  et menèrent beaucoup de gens à penser qu’ils pouvaient battre les troupes Japonaises.

Les ambitions de l’amiral Yi Sun Shin après la bataille de Hansan-do

- Le 15 juillet 1593, il déménagea la base navale de Yeosu à Hansan-do et fut nommé premier Seigneur Haut  Amiral et prit le commandement général des forces navales entiéres sud Coréennes le 1 août.
- Pendant 44 mois il se consacra à remonter  le pouvoir de l’armée, bien que ayant vaincu les Japonais à Hansan-do
- Tombé dans un piège tendu par Won Gyun et ses partisans le 16 février 1597, il fut saisi, amené à Hanyang et jeté en prison.
- Il fut libéré le 1 avril et servit à la guerre comme simple soldat.
- Won Gyun qui succéda à  l’amiral Yi, perdit 256 navires  et presque toutes ses forces navales (environ 10000 hommes) le 16 juillet à la bataille de  Chicheon-do.
- Il fut lui-même tué dans cette  bataille., aussi, Yi fut réintégré après la défaite, car le roi Sonjeo n’avait pas d’autres alternatives.
- Quoi qu’il en soit il ne restait que  12 navires
- Avec la bataille de myongnyang en prévision, l’amiral Yi  lança cette célèbre déclaration  «  j’ai 12 navires. Si je vais  au combat avec la détermination  de mourir, alors je peux gagner » et il gagna miraculeusement la bataille de  Myongnyang à la tête de 12 vétustes navires de la flotte de Won Gyun contre 133 navires Japonais dans le détroit.
- Les forces Coréennes coulèrent 31 navires ennemis et forcèrent les Japonais à la retraite.
- Quand le principal coupable de la guerre mourrut le 17 juillet  1598, le Japon ordonna la retraite à ses troupes le 28 septembre.
- Pour retirer les troupes commandées par Konishi Yakinaga, les forces japonaises d’invasion engagèrent le combat final à Noryangjin, rassemblant 500 navires de guerre vétustes ; mais ils furent battus et l’amiral  Yi fut tué durant la dernière bataille de  la guerre quand il attaqua les reste de la flotte Japonaise à  Noryang..

 

LES LIBERTY SHIPS (Envoyé par Dodo)

La victoire à fond de cale.

Inspiré d'un article de laurent Pericone, Sciences et Vie dec 2012.

Beaucoup d'anciens marins se souviennent d'avoir croisé, jusque dans les année 70, parfois même plus tard, des bateaux de commerce qui sillonnaient toutes les mer du globe.
Leur silhouette caractéristique est encore dans les mémoires. C'étaient des bateaux prévus " à courte durée de vie ". Des cargos jetables en somme.
Ils ont été étudiés, crées, conçus et montés dans une seule optique : Gagner la guerre. Car il faut ravitailler l'Europe alors que les sous-marins allemands coulent tous les jours des tonnages de plus en plus importants de navires anglais. Il faut les remplacer, et si possible en construire plus qu'il en coule.
Sacré prouesse de l'industrie américaine, qui produit plus de 2700 liberty chips, en cargos ou en pétroliers simples et robustes.
Pour cela l'Amérique, lance 18 chantiers navals entre les côtes Est et Ouest et qui emploient des dizaines de milliers d'ouvriers, et cela fonctionnent jours et nuits.
"Je pense que ce bateau nous ira parfaitement, il n'est pas beau"...<< It seem a little ugly duc (on dirait un vilain petit canard>> observe Franklin Roosevelt en découvrant les plans du cargo que l'Amérique s'apprête à produire à la chaîne.
Ce n'est que quelques mois plus tard, le 27 décembre 1941 que ce vilain petit canard prendra le nom plus évocateur de Liberty Ship. Ce jour là, le président américain inaugure à Baltimore le Patrick Henry (du nom d'un héros de l'indépendance américaine) premier navire de la série. Un événement déclaré "Liberty Fleet Day"
L'Amérique, grâce à un effort unique dans l'histoire de la construction mondiale et de la marine relève un défit immense car de septembre 41 à septembre 45 elle construit 2709 Liberty Ships et 534 "Victory Ships" dérivés.
En tout, durant ces années de guerre, l'Amérique a construit 5777 navires marchands, deux fois la capacité de la marine anglaise de 1939.
Le cahier des charges du programme est extrèmement simple :Fournir un gros cargo rudimentaire (14.200 T à pleine charge, soit de quoi embarquer 2840 Jeep ou 260 Chars Sherman), facile à construire et capable de transporter sa cargaison au moins une fois à travers l'atlantique.
Pas évident, mais l'Amérique peut compter sur un maître d'oeuvre exceptionnel, l'industriel Henri John Kaiser (1882-1967) Spécialisé dans les grands programmes d'infrastructures (tel le barrage Hoover sur le Colorado, cet entrepreneur a été choisi par l'administration Roosevelt fin 1940 pour honorer une commende anglaise de 60 navires cargos de type Ocean qui servira de base au Liberty Ship. Les chantiers britanniques, harcelés par la Luftwaffe, sont incapables, en effet, de remplacer les unités coulées par la Kriegmarine.
Kaiser est un spécialiste des travaux publics- il a fait fortune grâce au revêtement routier- et ne connaît rien à la construction navale, mais il a démontré sa capacité d'adaptation lors des grands travaux du NEW DEAL, et Roosevelt compte sur lui pour surmonter l'insuffisants des chantiers américains. Pour bâtir en hâte des cales sèches - premier défi à relever - Kaiser réaffecte les ouvriers et les ingénieurs travaillant au barrage du grand Couléé près du Canada, à la construction d'un immense chantiers naval à Richmond, en baie de San Francisco. En moins de trois mois, au printemps 1941, l'assemblage du premier cargo peut commencer. À terme, le chantier comprendra douze cales permettant d'assembler simultanément autant de Liberty et emploiera jusqu'à 30.000 personnes.
Ce début de mobilisation, déjà considérable, s'emballe avec cl'entrée en guerre des Etas Unis en décembre 1941. Il ne s'agit plus seulement de sauver l'Angleterre mais de l'emporter. Ce vaste programme implique la production de cargos par centaines. Kaiser, seul, ne peut y parvenir. Mais il a donné l'élan.
Au total, 18 chantiers navals participent au programme Liberty Ship, répartis sur les Cotes Est et Ouest et autour du golf de Mexique. Chacun emploie des dizaines de milliers d'ouvriers et fonctionne jour et nuit. Un véritable transfert de population est nécessaire pour amener cette main d'oeuvre à bon port.Des villes entières voient le jour en même temps que les chantiers.
Vanport City est ainsi construite par le groupe Kaiser en moins de quatre mois sur des marais asséchés à coté de Portland, la capitale de l'Oregon. La nouvelle cité abrite plus de 40.000 personnes et dispose d'écoles, d'hôpitaux, de supermarchés, elle devient même la deuxième ville de l'état.
Pour motiver la force de travail, Kaiser imagine deux moteurs. Le patriotisme, d'abord : à l'entrée des cales de Richmond, une bannière clamant "remember Pearl Harbor" accueille les ouvriers. L'émulation, ensuite : Les chantiers font la course entre eux. Des records tombent tous les mois. Dans l'Oregon, en octobre 1942 le John T. Neal est lancé dix jours après sa mise en chantier. Mieux, à Richmond, le Robert E Peary est assemblé en 15 heures ! Le navire est mis ensuite à quai pour les travaux de finition, pose des canons, de l'accastillage, des canots de sauvetage, du câblage électrique . Le 22 novembre, quinze jours après le début de sa construction, le Peary s'élance au sein d'un convoi pour sa traversée inaugurale de l'atlantique. Durant sa première année d'exploitation, il parcourra 78.000 miles sans le moindre incident technique.
Ces records tiennent à l'émulation, mais surtout à la nouvelle méthode de production modulaire développée par les ingénieurs de Kaiser début 1942.
Environ 250.000 pièces entrent dans la fabrication d'un seul Liberty Ship, explique Peter Elphick ancien officier de marine passionné d'histoire. La plupart d'entre elle sont pré-assemblées dans des zones périphériques du chantier pour former environ 120 modules qui doivent ensuite être tractés et grutés pour être mis en position dans la cale.
Ainsi, proue et poupe du navire sont entièrement préfabriquées et soudées aux extrémités de la coque. Le pont principal du cargo long de 130 m est désormais constitué de 7 grands tronçons. Les châteaux (passerelle, cabines de équipages) sont assemblés dans de gigantesques hangars à proximité des cales. Loin des chantiers, des équipes d'acheteurs
sillonnent le pays pour assurer un approvisionnement continu en acier. Pour éviter de solliciter des sites déjà mobilisés par l'effort de guerre, de nombreux éléments sont commandés à des entreprises non spécialisées dans la construction navale. Ainsi, les moteurs proviennent d'établissements fabricant normalement des locomotives. Au total 500 usines dans 32 états seront mises au service des Liberty Ship. En 1943, le pic de production est atteint : 1300 cargos sont livrés
Pour produire très vite le nombre de navires nécessaires à l'Amérique, l'emploie de milliers de travailleurs sans qualifications est essentiel. Chacun a une tâche très simple à mémoriser et à répéter tout le long de la journée. C'est cette division stricte du travail qui a permis d'atteindre ces records.
La robustesse au détriment de la vitesse
À côté de nombreuses innovations dans l'assemblage, le programme Liberty Ship se caractérise par le choix, qui va se révéler judicieux, d'un moteur techniquement obsolète. Tous les Liberty Ships sont en effet équipés d'une machine à vapeur de type Dorrington Court (un cargo anglais de années 30) avec deux chaudières et un moteur à vapeur raccordé à uns seule hélice à 4 pales, représentant bien des avantages : rapidité de fabrication, entretien facile, économie de carburant. Un seul défaut majeur de cette machine de 2500 cv et pesant 120 tonnes ; la vitesse du navire est limitée à 11 neufs (20 Km/heure) La robustesse et la fiabilité se font au détriment de la rapidité...
En 1942 un programme complémentaire de 500 "Victoty Ship" est lancé. Légèrement plus longs que leurs aînés, ces cargos sont surtout équipés d'une turbine à vapeur plus pissante permettant aux navires de filer 15 noeuds (28 Km/h)
Un navire marchand lourdement armé
Le Liberty Ship standard reçoit huit canons antiaériens de 20 mm un canon de 75 mm à l'avant et un de 127 (5 ") à l'arrière. Cet armement peut être encore renforcé, notamment pour les navire opérant dans le Pacifique, sous la menace des Kamikazes.
Un géant en trois morceaux.
Un Liberty Ship déplace près de 15.000 tonnes en charge, ce qui en fait un très gros navire à l'époque. Il mesure 135 m de long et 17 m de large pour un tirant d'eau de 8 m. La coque comprend trois blocs surmontés chacun d'un mât de charge, trois cales à l'avant, un bloc central accueillant superstructure et machines au centre et deux cales à l'arrière.
Doté d'une panse généreuse, les cinq cales du Liberty Ship accueillent 10800 tonnes de marchandise, assez pour alimenter en rations 16 millions de soldat. Mais la cargaison est panachée, admirons l'esprit pratique des américains.
Un chargement typique comprends 221 Jeep, 110 camions GMC, 67 ambulances, 12 chars Sherman, 8 éléments de ponts démontables, 473 caisses de tabac, 3020 caisses de rations C, 1000 caisses ration D, 5670 caisses de jus de tomate, 6200 caisses de munitions 7,62 mm, 2400 caisses de munition de 127 (5") 325 caisses à outils ........ L'équipage se compose de 45 officiers et marins, plus 36 artilleurs logés dans la superstructure et au dessus de la poupe.

Pour en savoir plus.
Ceux qui sont intéressés par les Liberty Ships peuvent se procurer les livres de
Gerard GUÉTAT "Liberty Ships, l'épopée" ETAI , 2001.
Jean Yves Brouard, "Les liberty Ships" GLENAT 1993
Tony Cope "On the swing shift : Building the Liberty Ships" NAVAL INSTITUTE PRESSE, 2009
Peter Elphick "Liberty Ships that Won the War " NAVAL INSTITUTE PRESS , 2001
Enfin, et pour clore, je vous conseille de vous abonner à la revue SCIENCE ET VIE "GUERRE & HISTOIRE" d'ou j'ai recueilli toute la substance de ce condensé .

 

La guerre sous-marine a failli mettre l’Angleterre à genoux


De février à juin 1917, U-Boote et mouilleurs de mines allemands envoient par le fond 3.844.000 tonnes de navires marchands. Le Royaume-Uni n’a plus que 6 semaines de blé en réserve. En avril, l’espérance de vie d’un cargo dans l’Atlantique est de 4 traversées…
L’amiral von Holtzendorff, qui a juré en décembre 1916 d’étrangler l’Angleterre en cinq mois à condition de couler 3 millions de tonnes sur la période, semble en passe de réaliser sa promesse. Pourtant le Royaume-Uni, bien que rudement atteint, tient le coup et la crise passe dès l’automne. C’est que la Kaiserliche Marine  a fort mal calculé son affaire, explique l’historien britannique H.P Willmott. Elle a sous-estimé les dommages à infliger, les capacités des chantiers navalset les réserves anglaises ( 30% des cargos sous pavillons britanniques naviguent ainsi ailleurs que dans l’Atlantique nord, où ils sont rappelés en 1917).
En outre, le choix allemand d’une guerre « sans restrictions », ou tous ce qui flotte est considéré comme cible, aliène automatiquement les Etats-Unis, dont l’entrée en guerre est effective en avril et qui saisissent d’emblée dans leur ports 600.000 tonnes de navires de la Triplice réfugiés. Enfin (et surtout selon Willmott) , contrairement à ce qu’espère Berlin, la terreur compréhensible des marines marchandes neutres est calmée par l’argent anglo-américain. Le clou dans le cercueil des espoirs dd Holtzendorff est l’adoption en mai, mais mieux vaut tard que jamais des convois de la Navy. Cette mesure contre-intuitive, qui consiste à concentrer les cargos vulnérables pour limiter leur chance de détection, porte ses fruits et les pertes mensuelles tombent en novembre à moins de 400.000 tonnes.
Les U-Boote sont quasi invulnérables, radars et sonars n’ayant pas été inventés : 73 seulement sont perdus en 1917, essentiellement à cause d’un gigantesque effort de minage britannique. Mais les prédateurs sont tout aussi myopes que leurs proies , et ils n’ont pas inventé les tactiques de meute qui feront les beaux jours de la Kriegsmarine en 1941.
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Le Cuirassé "Iéna"

L’Iéna est un cuirassé d’escadre pré-dreadnought de 12 750 tonnes. Lancé en septembre 1898, l’Iéna était, en 1907, une des unités les plus récentes de la flotte française ; il portait le nom d’une des plus grandes victoires de Napoléon dont on venait juste de fêter le centenaire en grande pompe, la bataille d'Iéna. Le Suffren, lancé le 25 juillet 1899, sera un modèle dérivé de l’IéCe navire, mis en chantier le 3 avril 1897 à Brest, est une modification du type Charlemagne précédent. Lancé en septembre 1898, il est armé définitivement le 14 avril 1902. Il sert en Méditerranée. En 1906, lors de l'éruption du Vésuve, il est envoyé à Naples pour porter secours.
Il est désarmé le 3 juillet 1907. Utilisé comme cible, il est coulé le 2 décembre 1909. L'épave est vendue en 1912.
L'explosion de l’Iéna dans le port de Toulon]
Mardi 12 mars 1907, l’Iéna est entré depuis quelques jours dans un des bassins de carénage de Missiessy pour une visite de sa coque. Les travaux sont presque achevés, tout est normal ; vers une heure passée de l’après-midi, les hommes d’équipage regagnent leur poste, les ouvriers de l’arsenal ne sont pas encore revenus à bord. Une première explosion se produit. Une grande flamme jaillit de la cheminée et du monte-charge de la soute tribord. L’incendie gagne rapidement les autres soutes et les torpilles, les explosions se succèdent.
Les toitures de trois ateliers sont soufflées. Le Suffren qui se trouve dans un bassin proche se couche presque complètement sur un de ses flancs. Des éclats sont projetés à des centaines de mètres blessant des passants et tuant même un enfant dans les bras de sa nourrice. Les dégâts sont considérables. Des débris humains sont dispersés dans un rayon de 200 mètres.
Sur un équipage de 630 hommes, officiers compris, le bilan officiel est de 37 blessés dont l’amiral Henri-Louis Manceron légèrement blessé et de 118 morts dont sept officiers parmi lesquels le capitaine de vaisseau Adigard qui commandait le navire.
Le jour même, le ministre de la Marine, Gaston Thomson, partit pour Toulon où il arriva le lendemain. Dans un contexte international toujours tendu au lendemain de la crise de Tanger l’émotion fut vive. Les messages de sympathie affluèrent du monde entier. Le roi Édouard VII d’Angleterre et l’infant d’Espagne se rendirent sur les lieux et visitèrent l’épave.
Les obsèques nationales eurent lieu le samedi 23 mars sur la place d’Armes à Toulon en présence du Président Armand Fallières, des différentes personnalités dont Mgr Guillibert évêque de Fréjus et des corps constitués. Les cercueils des victimes étaient portés par des prolonges d’artillerie et le long cortège funèbre défila devant les survivants réunis.
Une enquête parlementaire sur l’origine de la catastrophe fut immédiatement ouverte. Le gouvernement Clemenceau constitua une commission mixte, la Commission scientifique d'étude des poudres de guerre créée le 6 avril suivant par décret du président Fallières. L’enquête mit en cause la poudre B. En vieillissant, la poudre B se décomposait, devenait instable et s’auto-enflammait. C’est ainsi que débuta la fameuse « affaire des poudres », qui opposa violemment Léopold Maissin, alors directeur de la poudrerie du Moulin blanc au Relecq-Kerhuon près de Brest et Albert Louppe, alors directeur de la poudrerie de Pont-de-Buis qui se rejetèrent réciproquement les responsabilités. Cette polémique dura jusqu’en 1914, ravivée en novembre 1911 par l’explosion du cuirassé Liberté.
En 1908-1909, l’Iéna fut amarré en baie d'Alycastre à Porquerolles pour servir de cible de tir pour la Marine. Il servit en particulier à la mise au point des obus perforants, devant exploser seulement après avoir traversé le blindage de la cible.

 

 

L'explosion du cuirassé "Liberté" 

 

Le Liberté est un cuirassé de la marine française construit aux Ateliers et Chantiers de la Loire à Nantes à partir de 1902.
C'est un cuirassé de type Pré-Dreadnought de la classe Liberté comprenant quatre unités : le Liberté, le Démocratie, le Justice et le Vérité.

 

L'accident :

 

Le cuirassé commandé par le capitaine de vaisseau Louis Jaurès rejoint la rade de Toulon dans le cadre des commémorations patriotiques du 4 septembre 1911[1]. Le 25 septembre 1911, alors qu'il se trouve encore dans le port méditerranéen, un feu localisé près des munitions de 194 mm se propage malgré les efforts des marins pour inonder la soute à munitions. À 5 h 53 le navire explose emportant 200 hommes d'équipage et une centaine de marins des navires les plus proches. Le bilan très lourd de cette catastrophe justifie des funérailles nationales le 3 octobre 1911 auxquelles participent le président de la République Armand Fallières et son président du Conseil Joseph Caillaux[2].

En raison de la similaire explosion du Iéna deux ans plus tôt, une polémique voit le jour sur le choix des munitions chimiquement instables (donc dangereuses) [3] entre Albert Louppe, directeur de la poudrerie de Pont-de-Buis et Léopold Maissin, directeur de la poudrerie du Moulin blanc à Brest, la seconde étant accusée de livrer à la première du coton-poudre instable qui entrait dans la composition de la poudre B qui remplaçait depuis peu comme poudre de guerre l'ancienne poudre noire.

 

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  • 1. Dodo | 26/07/2014

Le sous marin "le poncelet"



En 1940, le gouvernement de Vichy expédie à Libreville capitale du Gabon AEF, un sous marin, "le poncelet" affecté à la garde de Port Gentil un port plus au Sud, plus un aviso colonial le "Bougainville" monté par 155 hommes et 13 officiers, plus un bananier reconverti en ravitailleur, le "Cap des palmes", qui arrivent le 10 septembre 1940 dans l'estuaire du Komo, fleuve qui baigne le rivage de Libreville avant de se jeter dans l'Atlantique quelques kilomètres plus à l'Ouest.
Quatre avions Glen-Martin, quelques batteries en ville et tellement peu d'hommes qu'une partie des officiers des équipages du Bougainville sont affectés à la défense terrestre de la ville. Une véritable flottille envoyée par Vichy est attendue pour un peu plus tard, mais n'arrivera jamais, contrainte de faire demi-tour par le blocus anglais.
En effet, si les britanniques ne participent pas directement à la reconquête, ils forment un blocus infranchissable en mer. Aide et ravitaillement sont sont coupés. Désormais l'AEF ( Afrique Equatoriale Française, Gabon inclus), ne peut plus compter que sur ses propres forces et quelques relation aériennes difficiles avec Dakar.
Le général de Gaulle s'impatiente, il a hâte d'en finir avec la dissidence du Gabon, d'autant que ses troupes ont essuyé un revers à Dakar également rallié à Vichy.
Une opération amphibie directe sera donc montée sur Libreville, indépendamment des troupes du colonel Parent et du Général Dio qui reconquièrent le Gabon. D'abord un pilonnage aérien pour anéantir les avions de Vichy, démoraliser les librevillois et neutraliser, si possible, le "Bougainville", puis un débarquement de troupe. Le premier bombardement a lieu le 4 novembre, les jours suivants d'autres attaques vont se succéder.
Au matin du 7 novembre, les pilotes de Glen-Martin découvrent la flotte gaulliste en baie de Mondah au nord de Libreville. Un débarquement d'envergure, commandé par le colonel Leclerc, est en cours. Quelques 1500 hommes, légionnaires et tirailleurs, sont en train de transiter des navires aux chalands et pirogues, qui remontent la rivière "Ntsini" jusqu'à un débarcadère situé à quelques Km de l'aéroport. Les Glen-Martin attaquent et font des dégâts dans les colonnes (Français contre Français)
Durant ce temps, dans l'estuaire, deux navires se font face : Le Bougainville et le "Savorgnan de Brazza"son jumeau du camp opposé.
Les pilotes de Glen-Martin lancent un appel à l'aide au sous marin "le Poncelet" en garde à Port Gentil. Il appareille de Port-Gentil à 07 heures 30 pour aller se mettre au mouillage dans la baie des Baleiniers, laissant à Port-Gentil l'équipage suivant: LV VERRAILLES Robert officier torp - SM élec GILLET Jules - QM torp MEUDEC François - QM torp LE SIGNE Marcel - QM élec DUFF Louis - QM élec GOUTBIEN René - QM méca PEPIN Roger - QM manoeu SCOUARNEC Michel - Mot Tim VIOLAUT Simon - Mot torp HÉNO André - Mot méca NETTENO Robert - Mot méca LE MOUEL Pierre - Mot motel GREGOIRE Robert - Mot radio BELLOTI Louis - Mot MOISAN François et le boy indigène ALBERT Nze
Il fonce de toute la puissance de ses machines au secours de Libreville assiégée. Pendant ce temps les hommes de Leclerc continuent de débarquer, pataugeant dans la boue, sous le tir des Glen-Martin.
- À 11 heures il plonge pour se protéger d'une alerte aérienne
- A 15 heures 20 il lance 2 torpilles dont une restera coincée dans le tube 4. En face, l’aviso HMS MILFORD a évité le torpillage.
- A 15 heures 30, alors qu'il est en plongé à 60 mètres, l'aviso le suit avec l’Asdic. le sous-marin est grenadé et plonge à 115 mètres malgré la torpille coincée dans le tube 4 et qui dégage des gaz. Le grenadage provoque une voie d'eau ( il est embarqué entre 6 et 8 tonnes d'eau).
- Il refait surface au large de Sangatanga et il est à nouveau repéré et attaqué par l’aviso, aidé par un avion bombardier lequel le grenade lors de la plongée. A 95 mètres de profondeur, et devant les dégâts importants, le Cdt ordonne de refaire surface. Arrivé en surface il est frappé par un obus tiré depuis l’aviso. Ce tir provoque une brèche dans la coque et explose le poste avant sans blesser l’équipage.
. Après un combat désespéré contre le "Milford" du blocus anglais et de l'aviation anglaise, le sous marin, ravagé par un incendie, n'est plus qu'une épave. Le Cdt ordonne l’évacuation et coule, à 18 heures 10 avec son sous-marin, fidèle à la devise de ses ancêtres « Plutôt mourir que faillir ». L’équipage fut recueilli à bord du HMS MILFORD puis sur le HMS DEHLI afin d'être interné au camp britannique africain de Port Harcourt au Nigéria. - - 1 victime : Le Commandant .
À terre, Les heures passent, la journée s'achève. Quand le "Poncelet" arrivera-t-il ?
Le sous marin le " poncelet" n'arrivera pas, il repose au fond de l'océan, au large de "Sangatanga" petit village en bord de l'Océan à deux pas de l'équateur. Le commandant de Saussine a sauvé ses hommes avant de se saborder avec son navire, au soir du 7 novembre 1940. -
Les hommes d'équipage du " poncelet" furent donc fait prisonniers et déplacés à Port Harcourt au Nigeria, quelques temps après, 18 QM et matelots rallièrent les F.N.F.L.pour servir dans la marine de la France libre. Le commandant de Saussine, git avec son sous-marin par quelques centaines de mètres de profondeur au large du Gabon.



Éponyme Jean Victor PONCELET
Géomètre et physicien français né le 01.07.1788 à Metz.
Officier du Génie, prisonnier de guerre pendant la Campagne de Russie, il laissa son nom à
un théorème de géométrie.
Il décède le 22.12.1867 à Paris.

 

Commentaires (3)

franchois
  • 1. franchois | 19/05/2014
Merci Flap pour toutes ces infos de l'histoire maritime en Corée
Dodo
  • 2. Dodo | 21/05/2014
j’ai un bon sujet maritime, mais je ne sais pas le passer.
flappy
  • 3. flappy | 21/05/2014
Bonsoir Dodo
Si c'est du texte, un simple copier coller suffit
Si c'est une photo, passes par un hébergeur type fotoforum ici
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