Tir masurca



Dès 1948, la France s'est lancée dans des projets d'engins volants téléguidés. En effet, la multiplication des menaces à vélocité élevée, qu'elles soient sous-marines, navales ou aériennes, nécessitait la création de protections efficaces. Un programme de grande importance fut développé visant à couvrir tous les domaines : anti-aérien, anti-surface et anti-sous-marin. Seuls deux des projets de ce programme atteignirent le stade du service opérationnel :

le MALAFON destiné à la lutte contre les submersibles (MArine LAtécoère FONd);
Le MASURCA destiné à la lutte anti-aérienne de zone et classé hautement prioritaire(MArine SURface Contre-Avions).

Les Français travaillent ainsi sur des missiles antiaériens, le Maruca héritait directement du Schmetterling allemand. Ce MARUCA fut abandonné en raison de son manque de pratique, mais les fruits de son développement ne tombèrent pas dans l'oubli.

En 1955, l'ECAN de Ruelle commença à travailler sur un missile supersonique fonctionnant avec des propergols solides. Le MASURCA est développé par la DTCN (Direction Technique des Constructions Navales) via l'ECAN de Ruelle et la société des engins Matra.

Les premiers essais sont entrepris depuis l'île du Levant, la mise au point se poursuit à partir de 1960 sur le bâtiment Île d'Oléron (un bâtiment d'expérimentation spécialement aménagé). 50 tirs seront ainsi réalisés au cours de cette période qui s'achèvera en 1968 par la validation opérationnelle réalisée sur le Suffren récemment admis au service actif.

Après une première version MK1, le MK2 bénéficia de la connaissance du RIM-2 Terrier offert par les États-Unis pour équiper le Dupetit-Thouars. Le déploiement du RIM-24 Tartar sur le Kersaint, le Bouvet, le Dupetit-Thouars et le Du Chayla est l'occasion d'un nouveau transfert de technologie. Les Français développent alors un MK2 mod 2 qui sera déployé après 1966. Il sera amélioré en 1970 (MK2 mod 3), puis encore entre 1983 et 1985.

Le système MASURCA avait été conçu comme système d'arme principal des frégates lance-engins ou FLE (ancienne dénomination des frégate lance-missiles de première génération). Au cours du temps, le nombre d'ensembles à construire ne cessa de diminuer avec la réduction du programme. Le projet initial devait comporter 6 unités mais il ne sera déployé en tout et pour tout que le Suffren, son sister-ship : le Duquesne et le croiseur anti-aérien Colbert. Le Duquesne vient d'être placé en réserve et sera retiré du service en 2009, remplacé par la frégate de défense aérienne Forbin."

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Commentaires (1)

franchois
  • 1. franchois | 26/05/2014
J'étais à bord quand ce film a été tourné ! vous ne trouverez nulle part ailleurs cette vidéo , elle est sur mon compte youtube , je vous demanderais de ne pas la diffuser ! merci

signé: un vieux chouf.
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